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Les limites et les dangers de l’intelligence artificielle

Quand on pense à cette notion de dérive, on a tendance à s’imaginer des scénarios apocalyptiques où les robots se retournent contre les humains et que l’on voit beaucoup dans les films de science-fiction. Même si ce serait une sacrée aventure de vivre dans un monde à la « Walking Dead » version robot humanoïde, c’est solennellement que je vous annonce que cela n’arrivera pas. Vous vous demandez sûrement pourquoi ? Tout simplement parce que cette intelligence artificielle que l’on crée n’est apte qu’à suivre les ordres précis qu’on lui donne. Si on reprend l’exemple du robot, il ne pourra effectuer que la tâche qui lui est prédestinée et il n’aura pas la faculté de penser ou de faire autre chose que ce qu’on lui demande. Vous pouvez souffler et enlever cette pensée fantasque.

Alors oui (et heureusement), on n’aura pas cette fin catastrophique avec le développement de l’intelligence artificielle, mais comme toute science, l’IA connaît des limites essentielles pour ne pas tomber dans des dérives qui pourraient nuire à l’Homme, mais que certains franchissent quand même au détriment des droits de l’Homme.

Les problèmes que suscitent cette science …

Si l’intelligence artificielle est utilisée aujourd’hui pour simplifier la vie quotidienne, la vie professionnelle et permettre de développer des technologies toujours plus performantes et bénéfiques à l’Homme. Elle reste néanmoins une science controversée par certains États qu’ils l’utilisent à des fins non-éthiques et qui nous force à s’interroger sur les limites de cette intelligence.

Prenons l’exemple de la Chine, un grand pays de près de 1,4 milliards d’habitants, qui investit aujourd’hui d’après le Pentagone près de 70 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle. Pourquoi vous me direz ? Tout simplement parce qu’il y a une véritable course à l’intelligence artificielle entre les différents pays, notamment avec les États-Unis pour être le premier à développer et à contrôler cette science. Cette course pose une question éthique sur l’utilisation de la donnée. Différents lanceurs d’alerte et ONG nous mettent en garde sur les dérives. On observe déjà par certains Etats l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins de contrôle et de surveillance de la population. Cela remet alors en cause la question de la vie privée, a-t-on vraiment une vie privée ou est-ce un leurre pour mieux nous surveiller ?

Une autre utilisation de l’intelligence artificielle qui pose problème est la conception d’humanoïdes de plus en plus ressemblant physiquement et linguistiquement, reprenant les mêmes manières et expressions de l’Homme. Jusqu’où ira cette ressemblance ? Vont-ils nous remplacer dans le futur ? vont-ils cohabiter avec nous ? L’homme aura-t-il toujours la même place ?

Autant de questions qui font peur quant au futur de notre société. D’autant plus quand on sait qu’actuellement aucune loi n’existe pour encadrer cette science.

Des réglementations en cours…

Étonnement soit-il, en 2021 il n’existe toujours pas de lois pour encadrer l’intelligence artificielle et ses utilisations. Cependant, se préoccupant de l’ampleur de cette technologie, l’Europe a décidé de se pencher sur un projet visant à réglementer les pratiques liées à l’intelligence artificielle. En effet, pour développer cette innovation dans un cadre sain et protecteur pour l’Homme, l’Europe a décidé de miser sur la mise en place d’une réglementation « L’AI ACT ». Si rien n’est encore voté et mis en place pour le moment, l’Europe distingue tout de même quatre risques liés à cette science :

  • Les intelligences artificielles dites à “risques minimes” qui pourront être librement utilisé, tels que les jeux vidéo
  • Celles dites à “risques limités”, qu’il sera possible d’utiliser avec la condition d’être transparent quant à son utilisation
  • Viennent ensuite les intelligences à “risques élevés” qui seront soumises à un cadre strict, notamment basé sur leur transparence et sur la bonne traitée des données
  • Pour finir, nous retrouvons celles à “risques inacceptables”, qui par définition se retrouvent prohibées sous peine d’encourir des poursuites et des amendes allant jusqu’à 4% du chiffre d’affaire de l’entreprise. Parmi ces intelligences, nous retrouvons les applications modifiant le libre-arbitre de l’Homme sous couvert de manipulation.

L’Europe se rend bien compte de la nécessité de cette technologie, mais qui peut, si elle n’est pas contrôlée, être utilisée à des fins douteuses et qui mettent en péril les droits de l’Homme.

Les dangers de l’intelligence artificielle…

Même si l’IA est une innovation pour l’Homme, certaines pratiques pourraient devenir un danger pour l’humanité. Une pensée qui circule de plus en plus dans les grands pays mondiaux, c’est l’utilisation de cette science dans le secteur militaire pour remplacer ou devenir un plus à la bombe nucléaire dans un futur proche. Une stratégie militaire ambitieuse et surtout dangereuse pour notre société. Le but étant de construire des « robots tueurs », configurés exprès à exterminer l’ennemie. C’est à se demander si on est dans un roman de science-fiction.

Au-delà de cette pensée cauchemardesque, plusieurs autres conséquences peuvent avoir lieu, notamment l’augmentation massive du chômage dû au remplacement petit à petit de l’Homme par des machines plus performantes, notamment dans le domaine de la médecine et de l’industrie. Si cette perspective est envisageable, c’est avec un peu de chance et d’organisation que la balance pourrait s’équilibrer, si de nouveaux métiers et de nouvelles formations sont créés en parallèle. Une conséquence tout aussi grave serait ce que l’on appelle le « deep fake » et qui consiste à transformer une image, une vidéo ou un audio grâce à l’intelligence artificielle, notamment changer la voix d’un audio, changer le visage des personnes sur une vidéo etc… Une perspective qui fait peur quand on pense au harcèlement digital que notre génération connaît abondamment où les vidéos et photos se relaient très facilement dans le monde entier. Cela voudrait dire que l’on pourrait falsifier les faits et gestes des personnes plus facilement à toutes les échelles.

Un dernier danger peut également surgir, c’est la collecte de nos données privées à des fins malveillantes. En effet, l’intelligence artificielle marche par la collecte de données. Elle lui faut des données pour pouvoir analyser, solutionner etc… Et si les données que l’on transmettait finissaient par être entre les mains d’organismes malveillantes et qui leur permettrait de nous nuire plus facilement ?

Je vous l’accorde, ça rend nerveux quand on pense aux dérives et aux dangers que cette technologie offre. Mais ayons foi en l’humanité et en la rationalité de nos gouvernements. De plus, cette technologie à tellement à apporter à l’Homme que ce serait une erreur de ne pas l’exploiter, il suffit juste d’y installer un cadre sûr et encadré par des réglementations strictes.

Pour conclure

Si l’IA est une science en pleine expansion qui passionne autant qu’elle effraie, elle reste néanmoins une science bénéfique à l’Homme. Comme toutes sciences elle se doit d’être encadrée pour éviter toutes dérives dangereuses ou non-responsables. Si elle est gérée de manière éthique et bienveillante rien de mauvais n’est à prévoir et un futur radieux nous attend. Une possibilité de révolutionner notre quotidien, d’être une béquille pour les hommes et de prévoir un bon nombre de paramètres dans différents champs.

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